MOTION 3 | CONGRÈS D’AUBERVILLIERS

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SUD-OUEST – 4 Questions à Olivier Faure

Quel message êtes-vous venu porter, hier, dans les landes ?

Mon message, il est scotché sur la table. Ce qui nous réunit, c’est la « renaissance » (le nom de la motion qu’il porte, NDLR) du Parti socialiste. Et ce que l’on cherche à travers ce congrès d’Aubervilliers, c’est un point de départ pour permettre à celles et ceux qui ont accompagné la gauche pendant des décennies de retrouver le parti qu’il ont aimé.

Ce que je veux, après cette année terrible, c’est que le PS redevienne le lieu de l’ébullition intellectuelle, le lieu de l’échange. Je veux qu’il redevienne le parti de ceux qui souhaitent réfléchir à la société que l’on veut bâtir en commun.

Quelle est votre méthode pour parvenir à relever ce défi ?

Cela suppose d’abord de faire pas mal d’efforts sur nous mêmes, pour comprendre les raisons de l’échec. Ensuite il faudra rassembler cette famille, pour rassembler la gauche et pour rassembler les Français. Dans la majorité que j’espère trouver le 15 mars, il y aura encore des débats, mais je pense qu’il y a différentes façons de débattre, il faut que les débats soient loyaux. Ces cinq dernières années ont malheureusement été marquées par une forme de non-débat et des divisions qui nous ont coûté cher. Il faut qu’on se raccorde sur une vision commune de ce que peut apporter la gauche au pays. Si nous arrivons à dépasser les clivages obsolètes, nous y parviendrons plus vite que certain le pensent et la surprise sera plus grande que ce qu’ils imaginent.

Quel est votre sentiment sur la crise traversée par le parti ?

Je m’aperçois d’abord qu’il y a le parti de Solférino et le parti des territoires. Le premier est vraiment malade. Le deuxième ne se porte pas si mal. Cela veut dire que quand le PS est porté par des gens qui sont identifiés, et dont les politiques publiques sont comprises, il n’est pas en si mauvais état que ça. En revanche, nationalement, quand on ne comprends plus ce qu’il est et que le message devient inaudible, la réponse est : « Puisqu’on ne comprend pas ce que vous dites, on n’a pas de raison de venir se mobiliser pour vous. » Je crois qu’il faut vraiment s’appuyer sur les territoires. Et c’est une des raisons pour lesquelles je fais ce tour de France des fédérations.

Justement, deux mots sur les Landes et Henri Emmanuelli ?

Heureux de retrouver les Landes, déjà parce que j’y ai beaucoup d’amis. Et puis évidement heureux parce que ce n’est pas une fédération anodine. C’est une fédération qui, historiquement, a pesé dans notre histoire et dont sa personnalité principale a marqué ce que nous sommes. Pour moi, Henri Emmanuelli, c’était à la fois la volonté d’ancrer le PS à gauche, mais c’était aussi le sens de l’unité du Parti socialiste, jusqu’au sacrifice. Ce que cela m’inspire, c’est qu’il faut retrouver le sens du parti et cette capacité à, non pas toujours penser à soi, mais à penser au collectif, avec un vrai souci de l’humanité, qui n’est pas que le nom d’un journal.

Recueilli par Vincent Dewitte – SudOuest

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