MOTION 3 | CONGRÈS D’AUBERVILLIERS

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L’égalité territoriale en marche… arrière

« Au début on pense à une coïncidence. On se dit « un Président de la République ne peut pas se désintéresser de toute une partie du pays qui l’a élu et dont il a la responsabilité ». Et puis on additionne les mesures, jour après jour. Et une volonté se dessine. Parce que à bien y regarder, la politique conduite en direction des territoires ressemble à un abandon en règle. A bas bruit, à une liquidation sans préavis.

Tout a commencé avec la fin de ressources « dynamiques » et de l’autonomie fiscale pour les collectivités locales. Depuis, tout s’enchaine. Les fermetures de classes dans les zones rurales pour tenir l’engagement de dédoublement dans les REP +, la nouvelle carte des zones agricoles défavorisées qui va pousser à la faillite de nombreux exploitants, les trains que l’on supprime en direction des territoires enclavés, la carte hospitalière et la carte judiciaire revisitées… Si l’on y ajoute le licenciement des emplois aidés dans les associations, les écoles, les services publics, le refus d’une politique volontariste pour lutter contre la désertification médicale

N’en jetez plus ! C’est à un véritable déménagement du territoire que l’on assiste. Les territoires connaissent désormais le même sort que les individus. Les premiers de cordée sont équipés, les derniers n’ont d’autre choix que de tenter de s’accrocher avec la force qu’il leur reste.

L’automne fut celui des inégalités fiscales, l’hiver est celui des inégalités territoriales. »

Olivier Faure – 20/02/2018

VERBATIM DE LA VIDÉO

« J’étais pendant deux jours en Gironde, dans le Lot-et-Garonne et dans les Landes, et partout la même question se pose face à la politique d’Emmanuel Macron qui est une politique d’abandon des territoires, de désaménagement du territoire au lieu d’être de l’aménagement.
Que me dit-on ? Que vit-on ? Une carte hospitalière, une carte judiciaire qui sont révisées. C’est maintenant la question des classes qu’on ferme dans le monde rural et des lignes de train que l’on veut fermer avec le rapport Spinetta. C’est à chaque fois la même question qui est posée : est-ce que la France vit exclusivement de ses métropoles, ou est-elle aussi capable de faire vivre l’ensemble de ses territoires ?
Il va falloir se battre pour faire entendre à un Président qui visiblement à une conception du territoire qui est celle d’une start-up nation, avec exclusivement les gagnants, auxquels on offre à la fois les services publics nécessaires et puis les autres, les territoires perdants pour lesquels nous, nous allons nous battre. »
Olivier Faure – 25/02/18

 

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